Calculez la puissance réellement disponible à l’antenne

Calcul de la puissance à l’antenne

Estimez ce qui reste réellement après le câble, les connecteurs et le ROS.

Émetteur et ligne
Atténuation retenue
Antenne
Puissance réellement disponible à l’antenne
À l’antenne Ligne Réfléchie
Au connecteur de l’antenne avant réflexion due au ROS
Puissance réfléchie
PAR référence dipôle
PIRE référence isotrope
Perte du câble
Pertes totales de la ligne
Rendement de la ligne
Perte par désadaptation
Puissance dissipée dans la ligne
Coefficient de réflexion |Γ|
Return loss
Retour estimé côté émetteur
Gain utilisé
Saisissez vos valeurs.

Comparaison avec d’autres câbles

Même puissance, fréquence, longueur, connecteurs et ROS.

Câble Atténuation Perte sur la longueur Puissance disponible Rendement global
Comment lire les résultats ?

Au connecteur de l’antenne : puissance incidente après toutes les pertes de la ligne.

Puissance réellement disponible : puissance incidente diminuée de la part réfléchie par le ROS. C’est la valeur principale du calculateur.

PAR : puissance apparente rayonnée par rapport à un dipôle. PIRE : puissance isotrope rayonnée équivalente.

Les valeurs des câbles sont des valeurs typiques à 20 °C issues des tableaux SSB-Electronic. Elles sont interpolées entre les fréquences publiées. Un câble réel peut présenter davantage de pertes selon son fabricant, son âge, les connecteurs, la température et l’installation.

Comment fonctionne ce calculateur

Les pertes de la ligne

L’atténuation du câble est lue dans les tables constructeur (en décibels pour 100 mètres), puis interpolée à votre fréquence de travail sur une échelle logarithmique. Rapportée à la longueur, elle donne la perte du câble :

perte câble (dB) = atténuation (dB/100 m) × longueur (m) ÷ 100

On y ajoute la perte des connecteurs (leur nombre multiplié par la perte unitaire) et les pertes annexes (duplexeur, coupleur, filtre…). L’ensemble forme la perte totale de la ligne, convertie en puissance :

puissance au bout du câble = Pémetteur × 10−(perte totale ⁄ 10)

C’est la puissance incidente qui arrive au connecteur de l’antenne, avant que le ROS n’entre en jeu.

Le ROS et la puissance réfléchie

Un ROS supérieur à 1 traduit une désadaptation : l’antenne renvoie une partie de la puissance incidente. Le coefficient de réflexion et la fraction réfléchie s’en déduisent directement :

|Γ| = (ROS − 1) ⁄ (ROS + 1) · fraction réfléchie = |Γ|²

La puissance réellement absorbée par l’antenne — celle qui pourra être rayonnée — est la puissance incidente diminuée de cette fraction :

Pantenne = puissance au bout du câble × (1 − |Γ|²)

La puissance réfléchie n’est pas perdue d’un seul bloc. Elle repart vers l’émetteur en subissant de nouveau l’atténuation du câble : une part s’y dissipe en chaleur, le reste revient à l’émetteur. Le graphique sépare ces trois postes — disponible à l’antenne, dissipé dans la ligne, revenu à l’émetteur — dont la somme fait toujours 100 % de la puissance de départ.

Puissance rayonnée : PAR et PIRE

À partir de la puissance disponible et du gain de l’antenne, l’outil estime la puissance apparente rayonnée. La PAR prend le dipôle demi-onde comme référence (dBd), la PIRE l’antenne isotrope (dBi) ; les deux diffèrent de 2,15 dB.

PAR = Pantenne × 10(GdBd ⁄ 10) · PIRE = Pantenne × 10(GdBi ⁄ 10)

Ce qu’il faut en retenir

Sur les bandes hautes, le câble pèse bien plus lourd qu’un ROS raisonnable. Trente mètres de RG-58 à 145 MHz ne laissent passer qu’une fraction des 100 W de départ, là où un câble à faibles pertes en restitue l’essentiel : le tableau de comparaison chiffre l’écart pour votre installation.

Le calcul suppose le ROS mesuré à l’antenne. Mesuré à l’émetteur, derrière une ligne à pertes, il paraît toujours plus favorable qu’il ne l’est réellement : le câble « améliore » le ROS lu au poste et peut masquer une antenne mal adaptée.

Intelligence artificielle
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